• Abbaye Notre-Dame de Cîteaux (Cote d'Or, 21)

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    L’abbaye Notre-Dame de Cîteaux est l'abbaye fondatrice de l'ordre de Cîteaux (ordre cistercien). Sa construction est de style gothique et d'architecture classique du XIe siècle. Elle fut fondée en 1098 dans le duché de Bourgogne par Robert de Molesme, abbé de l'abbaye Notre-Dame de Molesme, dédiée à Marie, mère du Christ, et placée sous la protection des ducs de Bourgogne Dépendant directement des États pontificaux par droit pontifica, l'Ordre cistercien est officiellement approuvé le 23 décembre 1119 par la Charte de charité et d’unanimité du pape bourguignon Calixte II, pour rependre et faire appliquer la Réforme grégorienne dans tout l’Occident chrétien, durant la Renaissance di XIIe siècle, en faisant de Cîteaux l'abbaye mère fondatrice de plus de deux mille monastères, du Royaume de France et dans tout l'occident chrétien. Elle est un centre spirituel majeur qui influence profondément durant plus de sept siècles la vie spirituelle, économique et sociale du Moyen Âge, de l'Occident chrétien, avec un retour au respect plus rigoureux de la règle de saint Benoît monastique originelle, que celle appliquée par le puissant ordre de Cluny de l'abbaye de Cluny voisine. Ce nouvel ordre monastique connait un essor considérable dans toute l'Europe grâce au moine bourguignon emblématique Bernard de Clairveaux (1090-1153). À la suite de la Révolution française, lors de la confiscation des biens du clergé et de la noblesse, l’abbaye, ses biens et son domaine terrien de plus de 13 000 hectares, sont confisqués, et en grande partie détruit, ou vendus à titre de Bien national en 1791. Depuis 1898, une vingtaine de Cisterciens-Trappistes de l'Ordre cistercien de la stricte observance (OCSO), l’occupent à nouveau et lui ont redonné sa vie spirituelle. Elle a à ce jour retrouvé son rang d'abbaye tête de l'ordre des Cisterciens-Trappistes, et perpétue sa longue histoire et sa tradition. Elle est classée aux monuments historiques depuis 1978.
    L’économie du monastère n'est pas toujours florissante et connaît des périodes difficiles. En 1235, l’abbaye est couverte de dettes. En 1262, le monastère fait à nouveau face à une grave crise financière, la tenue des réunions annuelles du Chapitre général étant source de grandes dépenses. Le Chapitre général autorisera l’abbé de Cîteaux à mettre à contribution les autres monastères de l’Ordre. À la fin du XIIe siècle, les cisterciens, à la tête d’un domaine de quelque 5 000 hectares, ont jeté les bases du temporel. Le grand atlas de Cîteaux, conservé aux archives départementales de Dijon (11H138), permet de connaître le détail des propriétés de Cîteaux en 1718. Elles se décomposaient alors comme suit : - Enclos de Cîteaux : 20 hectares ; - Étangs 150 hectares ; - Vignes 120 hectares ; - Prés : 700 hectares ; - Terres de labour : 4 000 hectares ; - Bois : 4 200 hectares dont 2 000 hectares autour de l’abbaye. Soit au total 9 190 hectares. En 1726 l’abbaye de Cîteaux comptait 120 000 livres de revenu. Cette expansion assurera aux Cisterciens une place prépondérante, non seulement au sein du monachisme européen, mais aussi dans la vie culturelle, politique et économique. Au XVIIe siècle, Cîteaux se présente comme une petite ville enserrée à l'intérieur d'un vaste mur d'enceinte. Ses bâtisseurs ont mis en œuvre cette solution comme une réponse architecturale à l’observance du vœu de stabilité selon la Règle de saint Benoit : « L’âme est en danger quand le moine est en dehors de son monastère, le cénobite court des risques quand il s’éloigne de sa communauté. » Cette règle veut que tout le nécessaire se trouve à l’intérieur du monastère, le mur d’enceinte protégeant du monde extérieur de vastes constructions qui étonnent par leur importance. Mais Cîteaux, chef d’Ordre, n’est pas une abbaye quelconque. Elle se doit de recevoir décemment, non seulement les délégués du chapitre annuel, leurs familiers, les chevaux, mais aussi la famille ducale, et d'héberger les novices. Ces obligations ont influé sur l'infrastructure d'accueil qui doit répondre à ces besoins. Au nord, la porterie s’ouvre sur une première cour appelée « basse-cour », fermée sur son pourtour par de vastes bâtiments destinés aux hôtes et aux étrangers. À son extrémité sud, une seconde porte, dont l’étage était réservé au logement des duchesses de Bourgogne, donne accès à une grande cour d’honneur fermée sur sa partie sud par le logis des ducs de Bourgogne. Cette cour comprend des dépendances qui ne sont utilisées qu’au moment du Chapitre généra. Les bâtiments conventuels s’organisent principalement autour de trois cloîtres ; le grand Cloître, le cloître du Colloque et le cloître saint Edme. Autour de chacun de ces trois espaces clos s’ordonnent les lieux réguliers : église, salle capitulaire ayant la fonction de salle d'assemblée législative et de tribunal, parloir, chauffoir, réfectoire, cuisine et dortoir. De l’église érigée au XIIe siècle, centre de la vie spirituelle du monastère, longue de cent deux mètres et dont la nef mesurait onze mètres cinquante de large, il ne reste déjà plus rien en 1807. À l'est du cloitre saint Edme, le logement de l'abbé général, qui était éloigné de sa communauté. Il est par la suite transféré dans le logement des ducs de Bourgogne. La fin de la période médiévale est marquée par l'achèvement, en 1509, de la construction de la bibliothèque, seul bâtiment de cette époque encore existant sur le site. Les bâtiments n'ont cessé d'évoluer au fil des siècles pour s'adapter aux besoins. C’est à la fin du XVIIe siècle, sous l’abbatiat de Dom Jean Petit, qu'est achevé le bâtiment, appelé aussi le nouveau définitoire, comportant des salles voûtées au rez-de-chaussée. L’étage est affecté au nouveau dortoir des novices. Ce bâtiment long de quatre-vingts mètres et large de seize, sauvé des destructions révolutionnaires, n’est parvenu jusqu’à nous que dénaturé par les installations industrielles du XIXe siècle qu’il dut abriter. D’importants et nécessaires travaux de restauration sont conduits sur l’ensemble des bâtiments dans la première moitié du XVIIIe siècle avec les crédits dégagés par la vente des réserves de bois, mais il parait nécessaire à Dom François Trouvé, dernier abbé de Cîteaux, de demander l’autorisation d’une nouvelle vente d’une réserve de bois de 945 arpents (ancienne unité de mesure), qui se fait en 1762, afin de pallier les nouveaux besoins. Les architectes Nicolas Lenoir dit « le Romain » et Jean Caristie établissent un projet grandiose de reconstruction. Le projet n'est réalisé que partiellement, ce qui est réalisé ne représentant finalement qu’une partie de l’immense projet. Le bâtiment de 100 m de long sur 20 m de large, dit « bâtiment Lenoir » ou encore « logis abbatial », est terminé pour le chapitre de 1771. C'est un des trois bâtiments épargnés par la Révolution, affecté aujourd'hui à la communauté. La renommée du monastère est telle que les ducs de Bourgogne de la première génération, les descendants d’Hugues Capet, choisissent ce haut-lieu de la chrétienté pour sépulture. Plus de soixante membres de la Maison de Bourgogne y seront ensevelis. Parmi la longue liste citons : Eudes 1er, mort en 1102 en Palestine, qui, transporté, est inhumé en 1103, son fils Hugues II († 1143), son fils Henri de Bourgogne († 1178), évêque d’Autun, Eudes II († 1162) ainsi que son fils Hugues IIII, mort en 1192, à Tyr, Eudes III mort en 1218 à Lyon, et citons également le dernier de la lignée des ducs capétiens, Philippes de Rouvres († 1361). Ainsi que des personnages célèbres et moins célèbres tels : le bienheureux Alain de Lille, docteur universel, convers de Cîteaux († 1202 ou 1203), Bernard de Clairvaux, Guy de Bourgogne, archevêque de Vienne et légat du pape, devenu lui-même pape sous le nom de Calixte II, († le 10 décembre 1124), Robert de Bourgogne, comte de Tonnerre († 1315), Agnès de France, fille de Louis IX, Perrenot de Champdivers († 1348) bourgeois de Dijon, Philippe de Vienne, († 1303), seigneur de Pagny, Philippe Pot, († 1494) sénéchal de Bourgogne, et bien sûr prélats, prieurs et religieux. Durant des siècles, les plus précieux monuments et les sanctuaires les plus chers ont offert aux vénérables une paix éternelle en ce lieu. Mais l'abbaye est vendue sous la Révolution. L'adjudicataire en a fait son profit : tombeaux et pierres tombales sont saccagés. Seul vestige rescapé, le célèbre tombeau de Philippe Pot, exclu de la vente comme bien national, est aujourd’hui visible au musée du Louvre.  (Source Wikipédia)
    http://www.citeaux-abbaye.com/fr/

  • Beaune (Cote d'or, 21)

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    Beaune est une commune du département de la Côte-d'Or en Bourgogne. La ville est classée "Ville d'Art et d'Histoire", pas moins de 34 monuments y sont classés ou inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
    A visiter  ou à voir : - Musée du vin de Bourgogne - Hôtel des ducs de Bourgogne - Musée des beaux-arts - Musée Marey - Musée Dali - Eglise Saint-Baudèle - Eglise Saint-Flocel - Collégiale Notre-Dame de Beaune - Eglise Saint-Nicolas de Beaune - Eglise Sainte-Madeleine - Hopsices de Beaune - Maison du Colombier - Marché couvert - ...

     

  • Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire, 71)

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    Chalon-sur-Saône est une commune de la Saône-et-Loire qui se situe en Bourgogne 
    A visiter ou à voir : - abbaye médiévale Saint-Pierre - abbaye Saint-Pierre - bureau des coches et des diligences - cathédrale Saint-Vincent - chapelle de la colombière - cloître capitulaire de Saint-Vincent - église Saint-Pierre - fontaine de Neptune - hôpital - hôtel Chipet - hôtel de Colmont-Fusselet - hôtel Denon - hôtel Noirot - immeuble, 5 rue Saint-Georges - maisons : 3 rue au Change, 12 place du Châtelet, 1- 13 - 15 - 27 - 37 rue du Châtelet, 11 rue du Pont, 5 - 6 - 8 - 10 place du Cloître, 9 rue des cochons de lait, 25 rue aux fèvres, 2 - 2bis - 4 grande rue, 18 rue Saint-Vincent - maisons à pans de bois : 9 rue Saint-Vincent et 18 rue du Pont - maison des Trois-Greniers : 7 reu Saint-Vincent - musée Nicéphore Niépce - musée Vivant-Denon - obélisque commémoratif - palais épiscopal - remparts - tour du Beffroi - tour de Coco-l'ouvrier : 12 impasse de la gravière - tour du Doyenné - tour de Saudon

  • Le Creusot - Torcy (Saône-et-Loire, 71)

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    Le Creusot est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en Bourgogne. La région environnante est marquée par l'élevage, la viticulture, la proxixté du massif du Morvan. 
    Tout proche du Creusot le village d'Uchon qu'on appelle "La Perle du Morvan", il est remarquable par ses éboulis de granit, notamment la "Pierre qui croule, les Rochers du Carnaval".
    Le Creusot n'est traversé par aucin cours d'eau mais beaucoup de plans d'eau antour la ville : L'étang de Torcy, étang du Breuil, étang de Brandon et le lac de Montaubry, un paradis pour les pêcheurs.
    A une certaine époque le Creusot a été important dans l'industrie française, voici quelques exemples de ce qui est sortie des usines du Creusot : - les locomotives à vapeur (La Gironde en 1838, une des premières locomotives françaises), - les locomotives électriques comme la BB 9004, - des aciers spéciaux au nickel, - des canons français des guerres franco-allemandes, - des plaques de blindages pour les navires, - le marteau-pilon à vapeur, - les premières rails françaises en 1827, - des rails en acier dès 1868, - des navires et sous marins,  - des charpentes métalliques de ponts ou des gares (gare de Santiago du Chili en 1896),  - un des premiers ascenceurs de la tour Eiffel est un ascenseur Schneider qui sort des usines du Creusot encore visibles sous un des piliers.

  • Saint-Gengoux-le-National (Saône-et-Loire, 71)

    26 photos

    Saint-Gengoux-Le-National est une commune située dans le département de Saône-et-Loire dans la région de la Bourgogne.
    Les monuments et lieux touristiques de la ville : - l'église a été construite en 1120 par les bénédictins de Cluny. Elle mesure quarante et un mètres de long et seize de large. Elle fut plusieurs fois pillée et restaurée. Depuis août 2004, l'église est inscrite à la Fédération des sites clunisiens.
    - le Prieuré fondé par les bénédictins en 1020. le bâtiment actuel date du XVe siècle.
    - le lavoir construit en 1857.
    - le Donjon reste du château construit en 1206. il était entouré de quatre tourelles que Henri IV fit détruire en 1604. Il fut ensuite cédé aux concurés pour y faire leur presbustère. - la maison des concurés. les onze concurés vivant en communauté devaient être natifs du village. - la promenade est l'avenue principale, où on peut voir de nombreuses maisons du XIXe siècle, construites à la place des fortifications. Deux fontaines ornent le haut de cette avenue. La plus haute, la fontaine des Manants a été construite au XVIIIe siècle. La seconde, plus récente (XXe), est construite à la place d'un ancien petit lavoir.
    - le foyer rural : ancien couvent des religieuses ursulines qui intruisaient les jeunes filles nécessiteuses. Elles furent remplacées par les soeurs su Saint Sacrement de Mâcon. Il cessa ces fonctions après la Seconde Guerre mondiale.
    - la rue pavée d'andouilles, les "andouilles" sont des pavés non conformes, invendables qui étaient données aux communes voisines par les carriers de grès. - la maison du terroir dite "la Crémaillère" : lieu culturel avec un musée du tonnelier. - le montgoubot, ancien château fort dont il ne reste qu'une tour, on y trouve dans les fouilles des vestiges gallo-romains. - le Mont Saint-roch : anciennement nommée Montagne d'Isle, elle prit le nom de Mont Saint-Roch, lorsque deux familles décidèrent de construire une chapelle dédiée à SAint-Roch, protecteur de la peste, pour le remercier de les avoir épargné. Il ne reste qu'une bande de pierres dantant de 1662, qui se trouvent à l'entrée de la grotte qui porte aujourd'hui une statue de la Vierge érigée en 1868.
    Source Wikipédia

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