• Abbaye Notre-Dame de Cîteaux (Cote d'Or, 21)

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    L’abbaye Notre-Dame de Cîteaux est l'abbaye fondatrice de l'ordre de Cîteaux (ordre cistercien). Sa construction est de style gothique et d'architecture classique du XIe siècle. Elle fut fondée en 1098 dans le duché de Bourgogne par Robert de Molesme, abbé de l'abbaye Notre-Dame de Molesme, dédiée à Marie, mère du Christ, et placée sous la protection des ducs de Bourgogne Dépendant directement des États pontificaux par droit pontifica, l'Ordre cistercien est officiellement approuvé le 23 décembre 1119 par la Charte de charité et d’unanimité du pape bourguignon Calixte II, pour rependre et faire appliquer la Réforme grégorienne dans tout l’Occident chrétien, durant la Renaissance di XIIe siècle, en faisant de Cîteaux l'abbaye mère fondatrice de plus de deux mille monastères, du Royaume de France et dans tout l'occident chrétien. Elle est un centre spirituel majeur qui influence profondément durant plus de sept siècles la vie spirituelle, économique et sociale du Moyen Âge, de l'Occident chrétien, avec un retour au respect plus rigoureux de la règle de saint Benoît monastique originelle, que celle appliquée par le puissant ordre de Cluny de l'abbaye de Cluny voisine. Ce nouvel ordre monastique connait un essor considérable dans toute l'Europe grâce au moine bourguignon emblématique Bernard de Clairveaux (1090-1153). À la suite de la Révolution française, lors de la confiscation des biens du clergé et de la noblesse, l’abbaye, ses biens et son domaine terrien de plus de 13 000 hectares, sont confisqués, et en grande partie détruit, ou vendus à titre de Bien national en 1791. Depuis 1898, une vingtaine de Cisterciens-Trappistes de l'Ordre cistercien de la stricte observance (OCSO), l’occupent à nouveau et lui ont redonné sa vie spirituelle. Elle a à ce jour retrouvé son rang d'abbaye tête de l'ordre des Cisterciens-Trappistes, et perpétue sa longue histoire et sa tradition. Elle est classée aux monuments historiques depuis 1978.
    L’économie du monastère n'est pas toujours florissante et connaît des périodes difficiles. En 1235, l’abbaye est couverte de dettes. En 1262, le monastère fait à nouveau face à une grave crise financière, la tenue des réunions annuelles du Chapitre général étant source de grandes dépenses. Le Chapitre général autorisera l’abbé de Cîteaux à mettre à contribution les autres monastères de l’Ordre. À la fin du XIIe siècle, les cisterciens, à la tête d’un domaine de quelque 5 000 hectares, ont jeté les bases du temporel. Le grand atlas de Cîteaux, conservé aux archives départementales de Dijon (11H138), permet de connaître le détail des propriétés de Cîteaux en 1718. Elles se décomposaient alors comme suit : - Enclos de Cîteaux : 20 hectares ; - Étangs 150 hectares ; - Vignes 120 hectares ; - Prés : 700 hectares ; - Terres de labour : 4 000 hectares ; - Bois : 4 200 hectares dont 2 000 hectares autour de l’abbaye. Soit au total 9 190 hectares. En 1726 l’abbaye de Cîteaux comptait 120 000 livres de revenu. Cette expansion assurera aux Cisterciens une place prépondérante, non seulement au sein du monachisme européen, mais aussi dans la vie culturelle, politique et économique. Au XVIIe siècle, Cîteaux se présente comme une petite ville enserrée à l'intérieur d'un vaste mur d'enceinte. Ses bâtisseurs ont mis en œuvre cette solution comme une réponse architecturale à l’observance du vœu de stabilité selon la Règle de saint Benoit : « L’âme est en danger quand le moine est en dehors de son monastère, le cénobite court des risques quand il s’éloigne de sa communauté. » Cette règle veut que tout le nécessaire se trouve à l’intérieur du monastère, le mur d’enceinte protégeant du monde extérieur de vastes constructions qui étonnent par leur importance. Mais Cîteaux, chef d’Ordre, n’est pas une abbaye quelconque. Elle se doit de recevoir décemment, non seulement les délégués du chapitre annuel, leurs familiers, les chevaux, mais aussi la famille ducale, et d'héberger les novices. Ces obligations ont influé sur l'infrastructure d'accueil qui doit répondre à ces besoins. Au nord, la porterie s’ouvre sur une première cour appelée « basse-cour », fermée sur son pourtour par de vastes bâtiments destinés aux hôtes et aux étrangers. À son extrémité sud, une seconde porte, dont l’étage était réservé au logement des duchesses de Bourgogne, donne accès à une grande cour d’honneur fermée sur sa partie sud par le logis des ducs de Bourgogne. Cette cour comprend des dépendances qui ne sont utilisées qu’au moment du Chapitre généra. Les bâtiments conventuels s’organisent principalement autour de trois cloîtres ; le grand Cloître, le cloître du Colloque et le cloître saint Edme. Autour de chacun de ces trois espaces clos s’ordonnent les lieux réguliers : église, salle capitulaire ayant la fonction de salle d'assemblée législative et de tribunal, parloir, chauffoir, réfectoire, cuisine et dortoir. De l’église érigée au XIIe siècle, centre de la vie spirituelle du monastère, longue de cent deux mètres et dont la nef mesurait onze mètres cinquante de large, il ne reste déjà plus rien en 1807. À l'est du cloitre saint Edme, le logement de l'abbé général, qui était éloigné de sa communauté. Il est par la suite transféré dans le logement des ducs de Bourgogne. La fin de la période médiévale est marquée par l'achèvement, en 1509, de la construction de la bibliothèque, seul bâtiment de cette époque encore existant sur le site. Les bâtiments n'ont cessé d'évoluer au fil des siècles pour s'adapter aux besoins. C’est à la fin du XVIIe siècle, sous l’abbatiat de Dom Jean Petit, qu'est achevé le bâtiment, appelé aussi le nouveau définitoire, comportant des salles voûtées au rez-de-chaussée. L’étage est affecté au nouveau dortoir des novices. Ce bâtiment long de quatre-vingts mètres et large de seize, sauvé des destructions révolutionnaires, n’est parvenu jusqu’à nous que dénaturé par les installations industrielles du XIXe siècle qu’il dut abriter. D’importants et nécessaires travaux de restauration sont conduits sur l’ensemble des bâtiments dans la première moitié du XVIIIe siècle avec les crédits dégagés par la vente des réserves de bois, mais il parait nécessaire à Dom François Trouvé, dernier abbé de Cîteaux, de demander l’autorisation d’une nouvelle vente d’une réserve de bois de 945 arpents (ancienne unité de mesure), qui se fait en 1762, afin de pallier les nouveaux besoins. Les architectes Nicolas Lenoir dit « le Romain » et Jean Caristie établissent un projet grandiose de reconstruction. Le projet n'est réalisé que partiellement, ce qui est réalisé ne représentant finalement qu’une partie de l’immense projet. Le bâtiment de 100 m de long sur 20 m de large, dit « bâtiment Lenoir » ou encore « logis abbatial », est terminé pour le chapitre de 1771. C'est un des trois bâtiments épargnés par la Révolution, affecté aujourd'hui à la communauté. La renommée du monastère est telle que les ducs de Bourgogne de la première génération, les descendants d’Hugues Capet, choisissent ce haut-lieu de la chrétienté pour sépulture. Plus de soixante membres de la Maison de Bourgogne y seront ensevelis. Parmi la longue liste citons : Eudes 1er, mort en 1102 en Palestine, qui, transporté, est inhumé en 1103, son fils Hugues II († 1143), son fils Henri de Bourgogne († 1178), évêque d’Autun, Eudes II († 1162) ainsi que son fils Hugues IIII, mort en 1192, à Tyr, Eudes III mort en 1218 à Lyon, et citons également le dernier de la lignée des ducs capétiens, Philippes de Rouvres († 1361). Ainsi que des personnages célèbres et moins célèbres tels : le bienheureux Alain de Lille, docteur universel, convers de Cîteaux († 1202 ou 1203), Bernard de Clairvaux, Guy de Bourgogne, archevêque de Vienne et légat du pape, devenu lui-même pape sous le nom de Calixte II, († le 10 décembre 1124), Robert de Bourgogne, comte de Tonnerre († 1315), Agnès de France, fille de Louis IX, Perrenot de Champdivers († 1348) bourgeois de Dijon, Philippe de Vienne, († 1303), seigneur de Pagny, Philippe Pot, († 1494) sénéchal de Bourgogne, et bien sûr prélats, prieurs et religieux. Durant des siècles, les plus précieux monuments et les sanctuaires les plus chers ont offert aux vénérables une paix éternelle en ce lieu. Mais l'abbaye est vendue sous la Révolution. L'adjudicataire en a fait son profit : tombeaux et pierres tombales sont saccagés. Seul vestige rescapé, le célèbre tombeau de Philippe Pot, exclu de la vente comme bien national, est aujourd’hui visible au musée du Louvre.  (Source Wikipédia)
    http://www.citeaux-abbaye.com/fr/

  • Beaune (Cote d'or, 21)

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    Beaune est une commune du département de la Côte-d'Or en Bourgogne. La ville est classée "Ville d'Art et d'Histoire", pas moins de 34 monuments y sont classés ou inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
    A visiter  ou à voir : - Musée du vin de Bourgogne - Hôtel des ducs de Bourgogne - Musée des beaux-arts - Musée Marey - Musée Dali - Eglise Saint-Baudèle - Eglise Saint-Flocel - Collégiale Notre-Dame de Beaune - Eglise Saint-Nicolas de Beaune - Eglise Sainte-Madeleine - Hopsices de Beaune - Maison du Colombier - Marché couvert - ...

     

  • Dijon (Côte d'or, 21)

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    Les premières traces d'habitat remonteraient au néolithique (site des Lentillières). La vallée aurait en effet été investie bien avant l'époque gallo-romaine. La confluence des routes dans une vallée fertile, irriguée par le Suzon et l'Ouche, permet le développement d'un petit village.

    Dijon celtique Divio, est la métropole méridionale des Lingons. Une route romaine passe de l'axe sud-ouest au nord-est, venant de Bibracte puis d'Autun vers Gray et l'Alsace alors qu'une autre va du sud-est au nord-ouest, de l'Italie vers le bassin parisien. Dijon est fortifié au Bas-Empire, par une enceinte protégeant une petite superficie, de 10 hectares.

    Les seuls édifices romains qui subsistent sont une tour du castrum, dite « tour du petit Saint-Bénigne », et quelques pans de l'enceinte du Bas-Empire. La voie romaine Chalon sur Saône/Langres a été retrouvée par endroits (au parc de la Colombière où elle est visible). Elle passe à l'écart du castrum.

    Deux autres voies, celle venant de la plaine de la Saône et celle menant vers l'Alsace'ont été retrouvées. Les fondations du castrum, mur de dix mètres de haut, sont en partie constituées de stèles, de statues et autres pierres de remploi provenant d'une nécropole. Certaines stèles, en forme d'obélisque, livrent de précieux renseignements sur les patronymes et professions des habitants de l'époque.

    La muraille romaine devient inutile lors de l'édification d'une nouvelle enceinte au XIIe siècle, mais son tracé a toujours été conservé et connu.

    Grégoire de Tours indique donc que l'enceinte possède trente-trois tours dont une, en partie conservée, reste visible au 15 de la rue Charrue, dans une petite cour. Les quatre portes sont : la Porte aux lions, la Porte du côté de Saint-Médard, la Porte du vieux château et la Porte au-dessus du Bourg. L'épaisseur de la muraille, loin d'atteindre 15 pieds (4,50 m) comme l'affirme Grégoire de Tours, ne semble pas avoir dépassé 2 mètres.

    Cette enceinte est reproduite dans les plans du XVIIe siècle, or, deux portes seulement ont été retrouvées : la Porte Vacange rue Chabot-Charny et celle de la rue Porte-aux-Lions. La tour du petit Saint-Bénigne, située entre la rue Amiral-Roussin et la rue Charrue, devint au XVe siècle un lieu de culte dédié au saint, qui est supposé y avoir été emprisonné. On a retrouvé les traces d'un moulin au niveau de la rue des Bons-Enfants. Un temple (le seul de la ville) est mis au jour lors de la destruction, au début du XIXe siècle, de la Sainte-Chapelle qui jouxtait le palais des ducs de Bourgogne (actuelle place de la Sainte-Chapelle).

    Le 28 juin 1137, un grand incendie réduit Dijon en cendres. Les ducs reconstruisent alors une enceinte, beaucoup plus large que la précédente, qui abrite la cité jusqu'au XVIIIe siècle. À la fin du XIIe siècle et au XIIIe siècle, Dijon s'orne de monuments de valeur : la Sainte-Chapelle, l'Hôpital général de Dijon, l'église Notre-Dame, etc. Auprès de chaque porte se développent de petits bourgs même si la ville ne grossit jamais plus que les limites de son enceinte. Les ducs possèdent un château, à l'emplacement de l'actuelle mairie de Dijon, et y exercent avant tout un pouvoir de justice. En 1183 le duc Hugues III  permet la rédaction d'une chartede commune, conservée aux Archives municipales. Grâce à cette charte, qui fut beaucoup copiée dans d'autres villes de Bourgogne, les ducs s'enrichissent.

    Dijon connaît une période brillante sous les quatre ducs Valois de Bourgogne, qui règnent de 1363 à 1477. Elle est la capitale du duché de Bourgogne, ensemble d'États qui s'étendent jusqu'aux Pays-Bas. Centré sur ce duché, l'État bourguignon s'étend alors, pendant plus d'un siècle (1363-1477), par héritages et mariages jusqu'en Picardie, Champagne, Pays-Bas bourguignons, Belgique, Germanie, duché du Luxembourg, Alsace, comté des Flandres et Suisse.

    Le duc Philippe le Hardi (1364-1404) est le premier duc de la dynastie des Valois et prend possession de Dijon, sur ordre du roi, en 1363. Il fonde à Dijon sa nécropole dynastique, la chartreuse de Champmol, dont il fait un foyer d'art. Jean sans Peur (1404-1419) lui succède. Le duc Philippe III le Bon (1419-1467) reconstruit l'hôtel ducal et institue en 1432 la chapelle de son palais comme siège de l'ordre de la Toison d'Or. Pourtant, Dijon n'est pas une ville populeuse ; encore rurale et en raison des épidémies, elle ne compte que 13 000 habitants en 1474. Le duc Charles le Téméraire (1467-1477), qui ne vit pas à Dijon, échoue dans sa lutte contre le roi de France et meurt à la bataille de Nancy contre le duc de Lorraine René II, allié à Louis XI.  Le puissant État bourguignon s'effondre alors, permettant à Louis XI d'annexer le duché le 19 janvier 1477. 

    En dépit de quelques révoltes contre le roi, Dijon s'est soumis à son autorité. Louis XI ordonne le transfert à Dijon du parlement de Bourgogne,  qui se trouvait à Beaune. Il fait aussi construire à Dijon un château, à l'emplacement de l'actuelle place Grangier, pour surveiller les habitants. Lors d'une visite à Dijon le 31 juillet 1479, le roi confirme solennellement les privilèges de la ville, dans l'église Saint-Bénigne de Dijon. La duchesse Marie de Bourgogne (1457-1482), alors âgée de vingt ans et fille unique du duc Charles de Téméraire, épouseMaximilien 1er du Saint-Empire, auquel elle apporte le comté de Bourgogne et les possessions des Flandres. Le traité de Senlis de 1493 divise les deux Bourgognes et Dijon devient une ville-frontière. En 1513, l'empereur Maximilien espère récupérer le duché de Bourgogne en envoyant une troupe formée de 14 000 hommes des corps de francs suisses, 5 000 allemands et 2 000 francs-comtois assiéger Dijon. Le gouverneur Louis II de La Trémoille, qui a été envoyé pour défendre la ville, ne peut faire partir les assiégeants qu'en jouant habilement des dissensions entre Suisses et Allemands et en promettant 400 000 écus dont seulement une partie sera payée. Les Suisses lèvent le siège le 13 septembre. Les Dijonnais ayant prié avec ferveur pour leur délivrance, le départ des assiégeants est attribué par beaucoup à l'intercession de la Vierge, dont une statue Notre-Dame de Bon-Espoir, conservée à l'église Notre-Dame, a été portée en procession. Ces événements ont prouvé la fermeté du sentiment des Dijonnais d'appartenir à la France. Après cet événement, l'enceinte est renforcée par l'édification des bastions Saint-Pierre (1515), Guise (1547) et Saint-Nicolas (1558). La bourgeoisie se développe par ailleurs, comme en témoignent les nombreux hôtels et maison encore visibles. Au XVIe siècle, la ville s'embellit avec le style de la Renaisse italienne importée par Hugues Sambin.

    Avant la Révolution française, Dijon est une ville où réside le gouverneur de Bourgogne, le prince de Condé, et où se tiennent régulièrement les sessions des états de Bourgogne. Le parlement de Bourgogne suscite la présence d'une noblesse de robe influente et fortunée. Des institutions comme les facultés, l'académie, l'école de dessin contribuent aussi à l'activité intellectuelle.

    Aussi, en 1789, Dijon passe du rang de capitale provinciale à celui de chef-lieu de département. Le15 juillet 1789, des émeutiers prennent le château ainsi que la tour Saint-Nicolas, sans lien direct avec les événements de Paris.

    Plusieurs monuments remarquables sont détruits : la chartreuse de Champmol, la rotonde de Saint-Bénigne, une partie du château de Montmusard ; d'autres sont endommagés, comme les églises Saint-Bénigne et Notre-Dame, dont les portails sont martelés. Les monastères et couvents sont vendus ou démolis. La Sainte-Chapelle disparaît en 1802. La statue en bronze de Louis XIV qui ornait la place Royale est brisée en 1792 ; son métal sert à fabriquer de la monnaie ou des canons. La guillotine fonctionne un moment place du Morimont, actuelle place Émile-Zola.

    L'arrivée en 1904 d'une majorité radicale, socialiste et anticléricale menée par Henri Barabant est marquée par une campagne de « laïcisation des rues ». Par exemple, la place Saint-Pierre (aujourd'hui place Wilson), la rue Sainte-Anne, la place Saint-Bernard, sont nommées respectivement place du Peuple, rue du Chevalier de La Barre, rue Étiene Dolet. Ces rues reprendront leur ancien nom quelques dizaines d'années plus tard.

    La Première Guerre mondiale ne cause pas de dommage architectural à Dijon qui participe par son industrie alimentaire et métallurgique à l'effort de guerre. Sous Gaston Gérard, maire de 19919 à 1935, la ville reprend son essor. L'entre-deux-guerres est marqué par l'urbanisation de quartiers résidentiels, comme celui du Val d'Or, ou de la Maladière, dans lequel s'élève la vaste église du Sacré-Cœur. La municipalité aménage un parc des sports à Montmuzard. Occupée le 17 juin 1940 par l'armée allemande du Troisème Reich, Dijon est libérée par les troupes françaises le 11 septembre 1944 et sort de l'épreuve sans destruction autre que celle de la gare.

  • Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire, 71)

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    Chalon-sur-Saône est une commune de la Saône-et-Loire qui se situe en Bourgogne 
    A visiter ou à voir : - abbaye médiévale Saint-Pierre - abbaye Saint-Pierre - bureau des coches et des diligences - cathédrale Saint-Vincent - chapelle de la colombière - cloître capitulaire de Saint-Vincent - église Saint-Pierre - fontaine de Neptune - hôpital - hôtel Chipet - hôtel de Colmont-Fusselet - hôtel Denon - hôtel Noirot - immeuble, 5 rue Saint-Georges - maisons : 3 rue au Change, 12 place du Châtelet, 1- 13 - 15 - 27 - 37 rue du Châtelet, 11 rue du Pont, 5 - 6 - 8 - 10 place du Cloître, 9 rue des cochons de lait, 25 rue aux fèvres, 2 - 2bis - 4 grande rue, 18 rue Saint-Vincent - maisons à pans de bois : 9 rue Saint-Vincent et 18 rue du Pont - maison des Trois-Greniers : 7 reu Saint-Vincent - musée Nicéphore Niépce - musée Vivant-Denon - obélisque commémoratif - palais épiscopal - remparts - tour du Beffroi - tour de Coco-l'ouvrier : 12 impasse de la gravière - tour du Doyenné - tour de Saudon

  • Le Creusot - Torcy (Saône-et-Loire, 71)

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    Le Creusot est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en Bourgogne. La région environnante est marquée par l'élevage, la viticulture, la proxixté du massif du Morvan. 
    Tout proche du Creusot le village d'Uchon qu'on appelle "La Perle du Morvan", il est remarquable par ses éboulis de granit, notamment la "Pierre qui croule, les Rochers du Carnaval".
    Le Creusot n'est traversé par aucin cours d'eau mais beaucoup de plans d'eau antour la ville : L'étang de Torcy, étang du Breuil, étang de Brandon et le lac de Montaubry, un paradis pour les pêcheurs.
    A une certaine époque le Creusot a été important dans l'industrie française, voici quelques exemples de ce qui est sortie des usines du Creusot : - les locomotives à vapeur (La Gironde en 1838, une des premières locomotives françaises), - les locomotives électriques comme la BB 9004, - des aciers spéciaux au nickel, - des canons français des guerres franco-allemandes, - des plaques de blindages pour les navires, - le marteau-pilon à vapeur, - les premières rails françaises en 1827, - des rails en acier dès 1868, - des navires et sous marins,  - des charpentes métalliques de ponts ou des gares (gare de Santiago du Chili en 1896),  - un des premiers ascenceurs de la tour Eiffel est un ascenseur Schneider qui sort des usines du Creusot encore visibles sous un des piliers.

  • Saint-Gengoux-le-National (Saône-et-Loire, 71)

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    Saint-Gengoux-Le-National est une commune située dans le département de Saône-et-Loire dans la région de la Bourgogne.
    Les monuments et lieux touristiques de la ville : - l'église a été construite en 1120 par les bénédictins de Cluny. Elle mesure quarante et un mètres de long et seize de large. Elle fut plusieurs fois pillée et restaurée. Depuis août 2004, l'église est inscrite à la Fédération des sites clunisiens.
    - le Prieuré fondé par les bénédictins en 1020. le bâtiment actuel date du XVe siècle.
    - le lavoir construit en 1857.
    - le Donjon reste du château construit en 1206. il était entouré de quatre tourelles que Henri IV fit détruire en 1604. Il fut ensuite cédé aux concurés pour y faire leur presbustère. - la maison des concurés. les onze concurés vivant en communauté devaient être natifs du village. - la promenade est l'avenue principale, où on peut voir de nombreuses maisons du XIXe siècle, construites à la place des fortifications. Deux fontaines ornent le haut de cette avenue. La plus haute, la fontaine des Manants a été construite au XVIIIe siècle. La seconde, plus récente (XXe), est construite à la place d'un ancien petit lavoir.
    - le foyer rural : ancien couvent des religieuses ursulines qui intruisaient les jeunes filles nécessiteuses. Elles furent remplacées par les soeurs su Saint Sacrement de Mâcon. Il cessa ces fonctions après la Seconde Guerre mondiale.
    - la rue pavée d'andouilles, les "andouilles" sont des pavés non conformes, invendables qui étaient données aux communes voisines par les carriers de grès. - la maison du terroir dite "la Crémaillère" : lieu culturel avec un musée du tonnelier. - le montgoubot, ancien château fort dont il ne reste qu'une tour, on y trouve dans les fouilles des vestiges gallo-romains. - le Mont Saint-roch : anciennement nommée Montagne d'Isle, elle prit le nom de Mont Saint-Roch, lorsque deux familles décidèrent de construire une chapelle dédiée à SAint-Roch, protecteur de la peste, pour le remercier de les avoir épargné. Il ne reste qu'une bande de pierres dantant de 1662, qui se trouvent à l'entrée de la grotte qui porte aujourd'hui une statue de la Vierge érigée en 1868.
    Source Wikipédia

  • Vézelay (Yonne, 89)

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    Les premiers vestiges d'implantation humaine dans les environs de Vézelay datent de 2300-2200 av. J.-C. près des sources des Fontaines Salées. Au Ier siècle et IIe siècle, près de deux mille puits de mine sont exploités au sud-ouest de Vézelay par environ cinq cents à huit cents esclaves. Ces exploitations minières ont permis la création d'un centre d'activité économique (marché), d'un refuge et probablement d'un lieu de pèlerinage.

    Dès le Ier siècle, les Romains mettent en place la culture viticole sur la colline de Vézelay. Un temple en l'honneur de Bacchus a été découvert par le curé Guenot en 1689 dans les fondations de l'ancienne église Saint-Étienne lors de la construction d'un nouveau clocher, ce qui montre l'importance de cette culture dans la région

    L'établissement humain sur la colline de Vézelay est très antérieur à l'abbaye bénédictine. Des sarcophages mérovingiens ont été retrouvés dans le sous-sol de l'église Saint-Pierre, et sous l'un d'eux un sarcophage plus ancien. On a découvert en 2012 un mur carolingien sous le cloître de Vézelay.

    Girart de Roussillon reçoit par une faveur de Louis le Pieux, la région est choisi vers 858 d'assurer la pérennité de ses possessions en les transformant en deux communautés bénédictines, respectivement masculine et féminine : Pothières et Vézelay. Il fonde ainsi un monastère de femmes à l'emplacement actuel d Saint-Père. Il possède une villa, entourée de grands domaines. Le finage dans lequel les habitations se trouvent porte le nom de Vezeliacus qui deviendra Vizeliac puis Vézelay.

    L‘existence et l‘organisation de ce Vézelay primitif n‘aura toutefois qu‘une faible postérité puisqu‘elle s‘interrompt brutalement environ dix ans plus tard, entre 871 et 877, lorsque les Normands poussent les moniales à la fuite. Girart demande alors leur remplacement par une communauté d‘hommes. L’abbaye est alors transférée sur la colline et des moines bénédictins remplacent les moniales. La position du monastère attira nombre de familles afin de profiter de la protection des murs du nouvel établissement. Celui-ci est dédié à la Vierge et aux apôtres saint Pierre et saint Paul.

    À la fin de l'époque carolingienne, le village est ravagé par les Normands.

    Élu en 1037, l'abbé Geoffroy réforme l'abbaye et convainc ses contemporains que l'abbaye possède les restes de Marie-Madeleine : d'où pèlerinages, donc offrandes et donations.

    Entre les années 1050 et 1250, Vézelay fut le plus grand sanctuaire magdalénien d‘Europe occidentale. Ceci profita naturellement aux habitants et le village devint une petite ville. Il faudra attendre une bulle pontificale pour que Madeleine devienne officiellement la patronne de l'abbaye (1050). Une telle prospérité attira Cluny : celle-ci soumit Vézelay et lui imposa l'abbé clunisien Artaud.

    En 1060, Vézelay obtient le droit de commune.

    En 1096, Urbain II prêche lapremière croisade ; la construction de l’abbatiale est décidée. Elle est consacrée en 1104. L'impôt établi pour réaliser cette entreprise exaspére les habitants qui se révoltent en 1106 et assassinent l'abbé Artaud. Après bien des vicissitudes (révoltes, conflits seigneuriaux, incendie de 1120 provoqué par la foudre), le narthex fut construit : il n'est dédicacé qu'en 1132. En 1137, l’abbé Albéric signe avec les habitants une charte qui définit les droits de l'abbaye et des bourgeois : acte de sagesse qui fut loué en termes élogieux par saint Bernard de Clairveaux.

    Au XIIe siècle, Vézelay se développe. Puis, en  1146, la réputation de Vézelay est telle que Bernard de Clairvaux y prêche la deuxième croisade au lieu dit la croix Saint Bernard, Le lieu du prêche est transformé en église commémorative : il en reste quelques débris connus sous le nom de la Cordelle. L'abbé Ponce de Montbossier rétablit temporairement l'abbaye dans ses privilèges anciens d'indépendance.

    Dans le même temps, la ville continue son développement et se fortifie en 1150 avec 2 000 mètres de courtines et la construction de la porte Sainte-Croix. Après une nouvelle révolte en 1152, la ville obtient des institutions communales, qui lui sont retirées dès 1155 par Louis VII le Jeune. Après la révolte de 1167, les habitants obtiennent des moines une charte écrite qui leur garantit des libertés enviables dans la région.

    En 1199, Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion s'y donnent rendez-vous pour la troisième croisade. Le chœur de l'église romane est reconstruit en plus vaste. L'abbé Hugues, homme corrompu, dilapide les richesse de l'abbaye et est destitué en 1207. Le déclin de l'abbaye commence, coïncidant en cela avec le déclin des ordres monastiques et celui des bénédictins en particulier.

    Si vers 1215 l'abbatiale est achevée, les conflits avec les comtes de Nevers reprennent. Les différents papes et les rois de France ne pourront rien pour protéger la communauté religieuse. La protection des reliques de la Madeleine semble peu efficace, et les pèlerins se détournent de cette ville agitée par tant de conflits (soulèvement de 1250). Le pape Clément IV lance une enquête pour comprendre les raisons d'une telle déchéance et ordonne une vérification solennelle des reliques de la Madeleine. Le roi saint Louis s'est associé à la cérémonie (24 avril 1267). Mais en 1279, le pape proclame que le corps retrouvé à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume est bien le corps de Marie Madeleine. Les pèlerins se détournent de Vézelay et la prospérité aussi.

    En 1280 une ordonnance signée de Philippe le Hardi proclame le rattachement plus ou moins complet de Vézelay au domaine royal. Le pape Martin IV approuve le décret. L’ordonnance de 1312 de Philippe le Bel confirme que ville et abbaye sont une dépendance ordinaire du domaine royal. Les habitants ont compris que cette autorité leur permettait de contenir l'omnipotence abbatiale et d'échapper aux brutalités de seigneurs féodaux.

    En 1360, la muraille est reconstruite et renforcée avec des tours rondes possédant des mâchicoulis.

    À la fin du XVe siècle, une nouvelle porte est construite dans l'enceinte : la porte Neuve. Cette dernière est défendue par deux tours rondes d'environ douze mètres de diamètre avec des murs de trois mètres d'épaisseur, et deux herses sont ajoutées à la porte afin de pouvoir en interdire l'accès.

    En 1538, une bulle accorde ce que les moines demandent depuis longtemps : à savoir la sécularisation. L'abbaye devient une simple collégiale, un chapitre de chanoines remplace les moines bénédictins et surtout le domaine est mis entre les mains d'abbés commenditaires. François 1er essaie en vain d'obtenir que Vézelay devienne un évêché.

    Lors des guerres de religion, elle passe au gré de ses abbés, de place forte des Réformes à citadelle de la Ligue. L'influence de Théodore de Bèze, l'abbaye en pleine décadence, font de Vézelay une des premières villes de la région acquise au protestantisme. En mars 1569, la ville est prise par les troupes protestantes des capitaines Sarrasin et Blosset, soucieuses de gagner une belle position militaire.

    En 1594, Edme de Rochefort, qui gouverne la ville au nom de la Ligue, livre la place à Henri IV et prend la tête des troupes royalistes pour prendre Avallon.

    À la veille de la Révolution, Vézelay a perdu ses privilèges municipaux, voit sa population diminuer et n'est plus qu'un petit bourg.

    En août 1834, Prosper Mérimée découvre en Bourgogne l'église abbatiale de Vézelay. Immédiatement, il alerte le ministre de l'Intérieur sur l'état du monument.

    De 1840 à 1859, la très longue campagne de restauration de l'église abbatiale de Vézelay est dirigée par l'architecte Eugène Viollet-le-Duc, assisté par ses inspecteurs des travaux, François Nicolas Comynet puis d'Émile Amé.

    En 1920, l'ancienne église abbatiale, paroissiale depuis la Révolution, reçoit le titre de basilique du Vatican, pour signaler son importance historique pour la chrétienté.

    En 1993, Vézelay voit le retour d'une communauté monastique catholique, avec l'installation aux abords de la basilique des fraternités monastiques de Jérusalem. 

    Source Wikipédia

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